Fiscalité
Plus-value court terme ou long terme : quelle imposition ?
Mis à jour le 24 juillet 2026
En bref
Deux catégories, deux fiscalités
Lors de la cession d’un cabinet d’administration de biens, la plus-value dégagée n’est pas d’un seul tenant sur le plan fiscal. Le droit distingue une plus-value à court terme et une plus-value à long terme, dont les régimes d’imposition diffèrent sensiblement. Savoir dans quelle catégorie se situe chaque fraction de la plus-value est essentiel pour anticiper le coût de l’opération.
La plus-value à court terme
La plus-value à court terme correspond, pour l’essentiel, aux éléments détenus depuis moins de deux ans et à la fraction représentant les amortissements déjà déduits. Elle est intégrée au résultat de l’exercice et suit le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Pour lisser l’effet de progressivité, son imposition peut être étalée sur trois ans.
La plus-value à long terme
La plus-value à long terme relève d’un prélèvement forfaitaire. En 2026, son taux global s’élève à 31,4 %, composé de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux. La hausse des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %, issue de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, se répercute directement sur ce taux total.
Le comparatif
| Critère | Court terme | Long terme |
|---|---|---|
| Définition (schématique) | Éléments détenus < 2 ans et fraction correspondant aux amortissements | Éléments détenus depuis plus longtemps, au-delà des amortissements |
| Mode d’imposition | Intégrée au résultat, barème progressif de l’IR | Prélèvement forfaitaire unique |
| Taux | Selon barème IR | 12,8 % (IR) + 18,6 % (PS) = 31,4 % |
| Étalement | Possible sur 3 ans | Non concerné |
Source : service-public.gouv.fr — Imposition des plus-values professionnelles (F33162)
Un taux long terme à 31,4 % en 2026
Le total de 31,4 % résulte de l’addition de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux, ces derniers ayant été relevés de 17,2 % à 18,6 % avec la LFSS 2026.
Pourquoi la distinction compte
La répartition entre court terme et long terme influence non seulement le taux, mais aussi l’accès à l’étalement et l’articulation avec les dispositifs d’exonération. La structure de la cession — fonds ou titres — et l’historique comptable du cabinet façonnent cette répartition.
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Anticiper pour arbitrer
Estimer la part court terme et la part long terme de sa plus-value suppose une lecture précise des comptes. Repris par des opérateurs du métier, votre cabinet peut être cédé dans un cadre où cette analyse est menée avec un conseil dédié, lors d’un entretien confidentiel.
Une information générale, pas un conseil personnalisé
Les définitions données ici sont schématiques et le régime dépend de votre situation. Ces informations sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé.
Questions fréquentes
Quel taux s’applique à une plus-value à long terme en 2026 ?
Un prélèvement forfaitaire de 31,4 % : 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ce dernier taux résulte de la hausse de 17,2 % à 18,6 % introduite par la LFSS 2026.
Comment est imposée une plus-value à court terme ?
Elle est intégrée au résultat de l’exercice et imposée au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Son imposition peut être étalée sur trois ans pour atténuer l’effet de progressivité.
Peut-on choisir entre court terme et long terme ?
Non : la qualification résulte de règles fiscales objectives (durée de détention, amortissements), et non d’un choix. En revanche, la structure de la cession influe sur la répartition. Une analyse dédiée est nécessaire.
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