Fiscalité
TVA et cession de fonds de commerce
Mis à jour le 24 juillet 2026
En bref
Une cession de fonds n’est pas une vente ordinaire
La cession d’un fonds de commerce — par exemple le portefeuille de mandats d’un cabinet d’administration de biens avec ses éléments incorporels et corporels — obéit à des règles de TVA particulières. À la différence d’une prestation courante, la transmission de l’ensemble de l’activité met en jeu un mécanisme spécifique, pensé pour ne pas alourdir inutilement l’opération de transmission.
Le principe de la dispense de TVA
L’article 257 bis du Code général des impôts prévoit une dispense de TVA pour les livraisons de biens et prestations de services réalisées entre redevables de la TVA lors de la transmission d’une universalité totale ou partielle de biens. En pratique, lorsqu’un fonds constituant une entité autonome est cédé, l’opération peut être dispensée de TVA : le repreneur est réputé continuer la personne du cédant et poursuit l’exploitation.
Ce mécanisme suppose des conditions : les deux parties doivent être assujetties et redevables, l’ensemble cédé doit permettre la poursuite d’une activité autonome, et le repreneur doit effectivement continuer l’exploitation. La qualification dépend donc de la nature précise des éléments transmis et de la continuité de l’activité.
Pourquoi ce mécanisme existe
La dispense évite au cédant de facturer une TVA que le repreneur récupérerait ensuite : elle neutralise un flux de trésorerie sans enjeu fiscal net, à condition que la transmission porte bien sur une universalité poursuivie par l’acquéreur.
Ce que la dispense ne règle pas
La dispense de TVA ne se confond pas avec les droits d’enregistrement, qui suivent leur propre régime lors de la cession d’un fonds de commerce. Elle ne préjuge pas non plus du sort de l’immobilier éventuellement cédé, ni des régularisations de TVA qui peuvent, dans certains cas, être transférées au repreneur. Chaque élément de l’opération s’apprécie séparément.
- La qualification d’« universalité » dépend du périmètre réellement transmis et de la poursuite de l’activité.
- Les taux de TVA applicables, lorsqu’ils le sont, s’apprécient au regard du barème en vigueur à la date de l’opération.
- Les droits d’enregistrement relèvent d’un régime distinct, traité séparément.
- La cession de titres d’une société obéit à des règles encore différentes de la cession de fonds.
Ressources utiles : AD Gestion · AD Syndic · Bail Gratuit · Simulateur fiscalité immo
Sécuriser le traitement TVA en amont
Déterminer si une cession relève de la dispense de TVA suppose d’examiner précisément le périmètre transmis et la continuité de l’exploitation. Repris par des opérateurs du métier, votre cabinet peut être cédé dans un cadre où ce point est traité avec un conseil dédié, lors d’un entretien confidentiel.
Une information générale, pas un conseil personnalisé
Le régime de TVA d’une cession dépend du périmètre exact de l’opération et du barème en vigueur. Aucun taux n’est avancé ici : les modalités doivent être vérifiées avec un conseil dédié. Ces informations sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé.
Questions fréquentes
La cession d’un fonds de commerce est-elle soumise à la TVA ?
Elle peut en être dispensée. L’article 257 bis du CGI prévoit une dispense de TVA lors de la transmission d’une universalité totale ou partielle de biens entre redevables, lorsque le repreneur poursuit l’activité. Les modalités s’apprécient au cas par cas.
Quelles conditions pour bénéficier de la dispense ?
Schématiquement : les deux parties doivent être assujetties et redevables de la TVA, l’ensemble cédé doit constituer une activité autonome, et le repreneur doit effectivement poursuivre l’exploitation. La qualification dépend du périmètre transmis.
La dispense de TVA supprime-t-elle les droits d’enregistrement ?
Non. TVA et droits d’enregistrement relèvent de régimes distincts. La dispense de TVA ne dit rien du barème des droits d’enregistrement, qui s’applique selon ses propres règles à la cession d’un fonds de commerce.
Préparez votre cession en toute confidentialité
Un premier échange discret avec un associé, sans engagement, pour cadrer la valeur et le calendrier de votre cabinet.