Aller au contenu
Vendre Mon Cabinet.fr

Fiscalité

Le quasi-usufruit sur le produit de cession

Mis à jour le 24 juillet 2026

En bref

Le quasi-usufruit permet, lorsque les titres d’un cabinet ont été démembrés (par exemple à la suite d’une donation avec réserve d’usufruit), de gérer le produit de leur cession. L’usufruitier peut disposer des sommes issues de la vente à charge de les restituer, ce qui crée une dette de restitution au profit du nu-propriétaire, déductible de la succession. C’est un outil de transmission patrimoniale, distinct de la fiscalité de la plus-value elle-même. Son maniement est technique et suppose un conseil dédié. Ces informations sont générales et non personnalisées.

Du démembrement des titres au quasi-usufruit

Certains dirigeants organisent la transmission de leur cabinet en démembrant la propriété de leurs titres : ils conservent l’usufruit et donnent la nue-propriété, souvent à leurs enfants. Tant que la société n’est pas cédée, l’usufruitier perçoit les revenus et le nu-propriétaire détient le capital. Mais que devient ce démembrement lorsque les titres sont vendus ? C’est ici qu’intervient le quasi-usufruit.

Ce qu’est le quasi-usufruit

Le quasi-usufruit s’applique aux biens qui se consomment par l’usage, comme une somme d’argent. Reporté sur le produit de la cession, il autorise l’usufruitier à disposer des liquidités issues de la vente — les employer, les réinvestir, en jouir — à charge d’en restituer l’équivalent au nu-propriétaire au terme de l’usufruit, en général à son décès. Le nu-propriétaire ne reçoit donc pas immédiatement les fonds, mais devient titulaire d’une créance sur l’usufruitier.

  • L’usufruitier conserve la maîtrise des sommes issues de la vente et peut les réemployer.
  • Le nu-propriétaire détient une créance de restitution, exigible au terme de l’usufruit.
  • Cette dette de restitution vient, en principe, en déduction de l’actif successoral de l’usufruitier.
  • Une convention de quasi-usufruit encadre les droits et obligations de chacun.

Un enjeu de transmission, pas seulement de plus-value

Le quasi-usufruit ne modifie pas le régime d’imposition de la plus-value dégagée par la cession : celle-ci suit ses propres règles. Son intérêt est ailleurs, dans l’organisation de la transmission patrimoniale : il permet à l’usufruitier de continuer à disposer du produit de la vente tout en préparant le passage du capital à la génération suivante, la dette de restitution réduisant l’assiette taxable à la succession.

Ce que nous ne chiffrons pas ici

Les barèmes de valorisation de l’usufruit et de la nue-propriété, ainsi que les droits de donation et de succession applicables, ne figurent pas parmi nos données vérifiées. Nous en décrivons le mécanisme sans avancer de chiffre : ils s’apprécient au barème en vigueur, avec un conseil dédié.

Une information générale, pas un conseil personnalisé

Le quasi-usufruit sur un produit de cession est un montage technique dont l’efficacité dépend de sa rédaction et de son antériorité. Ces informations sont générales et non personnalisées : elles ne remplacent pas l’avis d’un notaire ou d’un conseil dédié, à mobiliser avant toute opération.

Anticiper la transmission avant de vendre

Un démembrement et une convention de quasi-usufruit se préparent en amont de la cession, jamais dans l’urgence de la signature. Repris par des opérateurs du métier, votre cabinet peut être cédé une fois votre organisation patrimoniale posée avec un conseil dédié, dans le cadre d’un entretien confidentiel.

Questions fréquentes


Le quasi-usufruit change-t-il l’imposition de la plus-value ?

Non. La plus-value dégagée par la cession suit son propre régime d’imposition. Le quasi-usufruit organise ensuite la répartition et l’emploi du produit de la vente entre usufruitier et nu-propriétaire ; c’est un outil de transmission, pas un régime de plus-value.

Qu’est-ce que la dette de restitution ?

C’est la créance que détient le nu-propriétaire sur l’usufruitier : ce dernier ayant disposé des sommes issues de la vente, il devra en restituer l’équivalent au terme de l’usufruit. Cette dette vient en principe réduire l’actif successoral de l’usufruitier.

Faut-il une convention écrite ?

C’est fortement recommandé. Une convention de quasi-usufruit sécurise les droits de chacun et l’opposabilité de la dette de restitution. Sa rédaction relève d’un notaire ou d’un conseil dédié : les informations données ici sont générales et non personnalisées.


Préparez votre cession en toute confidentialité

Un premier échange discret avec un associé, sans engagement, pour cadrer la valeur et le calendrier de votre cabinet.