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Fiscalité

La fiscalité du complément de prix (earn-out)

Mis à jour le 24 juillet 2026

En bref

Le complément de prix (earn-out) est une fraction du prix versée après la cession, en fonction des performances futures du cabinet. Fiscalement, il est en principe imposé au titre de l’année où il est perçu, selon le régime de la plus-value de la cession d’origine. Pour une cession de titres relevant du long terme, le prélèvement forfaitaire de référence est de 31,4 % en 2026. Les modalités dépendent de la nature de la cession et de la rédaction de la clause. Ces informations sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé.

Qu’est-ce qu’un complément de prix ?

Dans une cession de cabinet, une partie du prix peut être différée et conditionnée aux résultats futurs : c’est le complément de prix, souvent désigné par le terme anglais earn-out. Concrètement, le cédant perçoit un versement complémentaire si le portefeuille de mandats atteint certains objectifs après la vente (maintien du chiffre d’affaires, rétention des mandats, etc.). C’est un outil de rapprochement des attentes lorsque vendeur et acquéreur valorisent différemment l’avenir du cabinet.

Le principe : imposition l’année de perception

Sur le plan fiscal, le complément de prix n’est pas imposé au moment de la signature, puisqu’il n’est pas encore acquis. Il est en principe imposé au titre de l’année où il est effectivement perçu. Point important : il suit en général le régime de la plus-value de la cession d’origine. Autrement dit, un complément rattaché à une cession de titres relevant du long terme est imposé selon ce même régime, l’année de son encaissement.

Le régime suit la cession d’origine

Le complément de prix est en principe imposé l’année de sa perception, selon le régime de la plus-value de la cession initiale. Pour une cession de titres relevant du long terme, le prélèvement forfaitaire de référence est de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux).

Pourquoi la qualification compte

Le traitement fiscal exact dépend de plusieurs paramètres : s’agit-il d’une cession de fonds ou de titres ? La clause est-elle rédigée comme un complément de prix indexé sur l’activité, ou comme une rémunération d’une prestation ? Selon la réponse, le versement peut relever de la plus-value ou d’une autre catégorie de revenus, avec des conséquences très différentes. La rédaction de la clause est donc déterminante.

  • Le complément est en principe imposé l’année de sa perception, non à la signature.
  • Il suit en général le régime de la plus-value de la cession d’origine.
  • La distinction fonds / titres influe sur le traitement applicable.
  • Une clause mal rédigée peut requalifier le versement en une autre catégorie de revenus.

Un enjeu de trésorerie et de calendrier

Parce qu’il est perçu et imposé plus tard, le complément de prix étale dans le temps à la fois l’encaissement et la charge fiscale du cédant. Cela peut être un avantage de lissage, mais aussi une incertitude : le montant dépend de performances futures qui ne sont pas garanties. Anticiper le traitement fiscal de chaque échéance évite les mauvaises surprises.

Rédiger la clause avec soin

La sécurité fiscale d’un earn-out se joue dans la rédaction de la clause et dans la structure de la cession. Repris par des opérateurs du métier, votre cabinet peut être cédé dans un cadre où ces points sont travaillés avec un conseil dédié, lors d’un entretien confidentiel.

Une information générale, pas un conseil personnalisé

Le traitement fiscal d’un complément de prix dépend de la nature de la cession, de la rédaction de la clause et du régime en vigueur. Ces informations sont générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé.

Questions fréquentes


Quand le complément de prix est-il imposé ?

En principe au titre de l’année où il est effectivement perçu, et non à la signature de la cession. Il suit généralement le régime de la plus-value de la cession d’origine.

À quel taux est imposé un earn-out sur cession de titres ?

S’il suit le régime de la plus-value de long terme de la cession initiale, le prélèvement forfaitaire de référence est de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). Le régime exact dépend de la situation.

La rédaction de la clause change-t-elle la fiscalité ?

Oui. Selon qu’elle est rédigée comme un complément de prix indexé sur l’activité ou comme la rémunération d’une prestation, le versement peut relever de la plus-value ou d’une autre catégorie de revenus. Une rédaction soignée, avec un conseil dédié, est essentielle.


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